La vulve n'est pas le vagin : et ce n'est pas qu'une question de vocabulaire

On nous a appris à ne pas en parler. Alors on a fini par ne plus savoir comment. Pourtant, nommer son corps justement, c'est déjà en prendre soin.

May

5/11/20262 min read

La vulve n'est pas le vagin : et ce n'est pas qu'une question de vocabulaire

On nous a appris à ne pas en parler. Alors on a fini par ne plus savoir comment. Pourtant, nommer son corps justement, c'est déjà en prendre soin.

Ce que l'école ne nous a pas appris

Beaucoup d'entre nous ont grandi avec un seul schéma en tête : une vulve simplifiée à l'extrême, des petites lèvres quasi invisibles, une forme lisse et symétrique qui ne ressemble à presque personne. Une simple fente. Propre, rangée, sans débordement.

Et face à ce schéma, beaucoup se sont dit : alors moi, je ne suis pas normale.

Ce n'est pas un détail. C'est une phrase qui s'installe, qui grandit, qui façonne le rapport à son propre corps pendant des années. Parfois toute une vie.

La vulve n'est pas le vagin

Commençons par là, parce que la confusion est partout dans le langage courant, dans les médias, parfois même chez des professionnel·les de santé.

La vulve, c'est ce que l'on voit. L'ensemble des organes génitaux externes : le mont de Vénus, les lèvres externes, les lèvres internes, le clitoris, le vestibule. C'est elle qu'on moule. C'est elle qu'on cache, qu'on juge, qu'on ne regarde pas.

Le vagin, lui, est interne. C'est le canal qui relie la vulve à l'utérus. Ce n'est pas là que l'on fait pipi. Ce n'est pas là que coule le sang des règles, enfin, pas uniquement. Ce n'est pas là que se trouve le plaisir pour la majorité des personnes.

Confondre les deux, ce n'est pas qu'une erreur de vocabulaire. C'est effacer une partie entière du corps. C'est rendre invisible ce qui existe, ce qui vit, ce qui mérite d'être connu.

Les "petites" lèvres qui ne le sont pas

Parlons aussi des mots qu'on utilise. Les lèvres dites "petites" : les lèvres internes sont chez beaucoup de personnes plus grandes, plus visibles, plus présentes que les lèvres dites "grandes". Elles dépassent, elles s'ouvrent, elles se montrent.

Et c'est parfaitement normal. C'est même très courant.

Mais personne ne nous l'a dit. Alors on a cru qu'on était différent·e, qu'on débordait là où il ne fallait pas, qu'on n'était pas comme il faut.

Et si on les appelait simplement lèvres internes et lèvres externes ? Sans hiérarchie, sans classement, sans l'idée qu'il faudrait être petit·e pour être bien.

Pourquoi ça compte

Quand on ne sait pas nommer, on a du mal à ressentir. À comprendre ce qui se passe dans son corps, à poser ses limites, à dire oui ou non en connaissance de cause. À consulter un·e médecin sans avoir honte. À se regarder sans se juger.

Connaître sa vulve, ce n'est pas un luxe. C'est une base. Un point de départ vers plus de liberté, plus de douceur, plus d'amour de soi.

Dans ma pratique du moulage, je le vois à chaque séance. Des personnes qui découvrent leur vulve comme pour la première fois. Qui la tiennent entre leurs mains, sous forme de sculpture, et qui se disent : ah. C'est ça. C'est moi. C'est beau.

Ce moment-là, il commence souvent bien avant la séance. Il commence quand on apprend à nommer.

Nos corps sont déjà normaux. Déjà dignes. Déjà beaux. Il était juste temps de le savoir.

Mon atelier

Bordeaux 33000, France

Contact

@moi_de_may
contact@jouirdevivre.com

Heures d'ouverture sur rendez-vous

Lundi – Vendredi : 08h00 – 20h00 (Uniquement sur rendez-vous)

Dimanche : Sur demande spécifique

Prise de contact par mail ou sur mes réseaux pour bloquer votre créneau à Bordeaux